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Pendant nos trecks et nos deplacements a travers le nord du Laos, on s'est souvent pose cette question : pourquoi brulent - ils toutes leurs forets?
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Bien sur, les methodes de culture "sur abattis-brulis" sont ancestrales et traditionnelles dans ces regions montagneuses. Comme aucune crue ne vient fertiliser ces terres, on les exploite pendant quelques saisons et lorsqu'elles sont affaiblies, on les abandonne. Alors on se deplace un peu, on abat une foret (a la machette, c'est un travail de titan), on brule et on met en culture cette nouvelle terre riche et fertile.
OK, c'est un peu brutal, mais si la parcelle abandonnee a le temps de se regenerer et de donner naissance a une nouvelle foret, bon. Mais pourquoi, TOUTES les terres. La deforestation dans la region est un spectacle desolant. Des heures de bus a se dire, mais pourquoi? Qu'est-ce qu'ils vont vient pouvoir cultiver sur un versant aussi abrupt?
Ce ne sont pas de bonnes terres pour le riz. Les bananes, le the, les litchis? Pas besoin de cette surface.
On a commence a se dire : "peut etre que la terre qu'on voit la, elle a ete abandonnee il y a un an ou deux et que celle d'a cote vient juste d'etre abattue. C'est peut etre une question de densite de population. Elle ne correspond plus a ce mode de culture."
Mais le Laos possede la plus faible densite de population de l'Asie du sud-est.
On a eu la reponse hier soir, en dinant avec Laurence et Kirsten, d'anciennes collegues d'Andre qui vivent a Ventiane depuis plus d'un an. C'est pour le caoutchouc. Les chinois laissent le Laos s'occuper des plantations, ils ont deja prevu l'arrivee de 500 000 migrants pour la premiere recolte. Les ONG tentent de mettre en oeuvre des programmes pour limiter le massacre, du coup ca a pris la forme d'une course contre la montre. Tout simplement.
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Publié à 02:34, le 27/03/2008, Vientiane Mots clefs : Deforestation
Houhou...
On repart demain pour Chiang rai. On va rester quelques jours dans le nord de la Thaïlande, on a trouvé un petit nid dans la montagne. Après ca on partira vers le Laos.
Demain, on en a pour une quinzaine d'heures de vol avec une pause à Bangkok. A ce propos, un peu de calcul:
Paris-Bamako : 4 158 Km, soit l'aller-retour : 8 316 Km
Paris - Bangkok : 12 566 Km, soit l'aller-retour : 25 132 Km
Bangkok - Chiang Rai : 800 Km
Ho Chi Minh -Bangkok : 747 Km
Pendant notre voyage, nous allons donc réaliser 33 448 Km en vol long courrier et 1 547 Km en vol domestique.
D'après les calculs de Jean-Marc Jancovici, les émissions de carbone sont équivalentes à 60g EC/Km/passager sur un long courrier et 100g/Km/passager pour un vol court. Pour chacun de nous, cela correspond donc à une émission de 33 448 x 0,06 + 1 547 x 0,1 = 2006,88 + 154,7 = 2 161, 58 Kg
Le Giec a calculé qu’il ne faut pas dépasser une émission d’environ 3 milliards de tonnes équivalent carbone par année pour ne pas aggraver le changement climatique. Répartis entre les 6,5 milliards d’êtres humains peuplant la Terre, cette limite donne un plafond d’une demie tonne équivalent carbone par habitant et par an.
On a dépassé 4 fois la dose prescrite en 6 déplacements.
Devant ce constat un peu navrant, on s'est senti coupable. On va limiter les dégats en prenant sur place les transports en commun, le bâteau... On va aussi essayer de se débrouiller pour éviter le dernier vol vers Bangkok et boucler notre affaire autrement.
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Publié à 06:46, le 27/02/2008, Chantilly Mots clefs : voyage, avion
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"Toubab, Toubab, donne moi le cadeau. Donne moi un bic. Donne moi un bonbon. Toubab donne moi de l'argent. Madame, cadeau. Donne moi le bidon."
C'est le refrain des enfants des villes que l'on a traversées.
"Bonjour, ca va? Comment tu t'appelles? Moi, c'est Amah. Tu veux mon adresse? C'est 1000 F. Tu veux ma photo?"
C'est celui des plus malins.
Dure facon de nous rappeler qu'ils ne tirent pas le même plaisir que nous dans cet échange.
Pourtant, durant le voyage, on a croisé des petits bouts qui savaient dire Toubab avant de dire maman, Pendant notre tour en pinasse, certains nous appelaient des berges du Niger, pour juste pour nous saluer.
" Toubab, toubab, ca va?" Avec des sourires si joyeux, si sincères, si gratuits...
Alors on leur en veut pas à tous ces mômes qui nous ont rackettés pendant le voyage. On en veut peut-être un peu plus à nos prédécesseurs qui en ont fait des mendiants.
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Publié à 12:33, le 11/02/2008, Mots clefs : enfant
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Trois mois de voyage. 1 mois au Mali, le long du Niger. 2 mois en Asie, le long du Mekong. Départ le 29 janvier 2008, retour le 27 avril 2008. Un blog pour que nos proches nous suivent à la trace. En voyage et chez nous, en Suisse.
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